Château de Cercamp (Pas-de-Calais)

Propriété privée  

www.cercamp.fr 

Château de Cercamp : «ne suis-je pas extra...ordinaire !»

«Nous sommes le 21 octobre 1880. Il est aux alentours de minuit. Le commissaire Valentin vient d’être prévenu d’un meurtre en mon humble demeure ! Louise, la femme de chambre de la baronne de Fourment vient d’être retrouvée morte !»

Vous ai-je effrayé ? N'ayez crainte, il ne s'agit pas d'un fait divers mais d'un parcours ludique imaginé par mon propriétaire actuel ! Une belle aventure qui tient mes visiteurs en haleine, quel suspens ! Mais... avant toute chose, j'ai bien envie de vous conter quelques événements qui se sont vraiment passés ici, qu'en pensez-vous ?

Tout d'abord, vous pourrez juger de mon original statut ! Et oui, je suis un château abbatial né en 1137 sous la forme d'une abbaye cistercienne fondée par Hugues III dit « la bête canteraine » en raison de sa cruauté. Je me serais bien passé de cette « bête » sanguinaire !

Au XVIe siècle, que de beaux souvenirs ! La visite de François 1er en 1537 et en 1559, je deviens le lieu au sein duquel la France, l'Espagne et l'Empire romain germanique vont initié les traités de Cateau-Cambrésis, mettant ainsi un terme à leurs conflits.

Au XVIIe siècle, je ne sais plus qui je suis ! Abbaye convertie en écuries, mon réfectoire utilisé comme hôpital et ma restauration commencée en 1677 est interrompue et je deviens un simple logis pour différentes troupes militaires ! Songez à ma souffrance jusqu'à ce que le retour à la paix permette ma reconstruction à partir du XVIIIe siècle ! Saisi sous la Révolution, tandis que mes blessures ne sont pas encore guéries, un citoyen nommé Louis-Marie Liger spécule sur la vente de mes nobles pierres et autres matériaux...

Après avoir subi les frimas de l'hiver, les destructions ou abandons successifs, je recouvre, enfin, début XIXe, plus noble fonction avec mon nouveau propriétaire, le Baron de Fourment, haut fonctionnaire et son fils Auguste qui contribuera également à mon embellissement.

Comme le temps passe vite... nous sommes maintenant en 1915 et je deviens l'état major du général Foch et je vais donc, par son entremise, avoir le privilège de recevoir, le Roi Georges V, Alexandre Millerand, ministre de la guerre, les généraux Joffre, French ainsi que le Président Poincaré. Mais ce qu'ils se sont dit est tout à fait confidentiel ! Je puis tout de même vous confier que le Général Foch s'est vu remettre l'insigne de Grand-Croix de la Légion d'honneur par le Président.

Légué à l'Assistance Publique de la Seine, domaine affecté à des établissements de santé ou à l'enseignement, je suis finalement vendu en 2012. Depuis lors, j'ai le plaisir de vous accueillir et vous déclare être déterminé à vivre et montrer que je mérite mon classement aux Monuments Historiques grâce au soutien de mes nouveaux propriétaires qui ont décidé ma restauration complète.

Texte : Véronique Lascorz
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