Château de Lévis (Allier)

Propriété privée

 

Pour des raisons obscures le propriétaire ne souhaite plus travailler avec notre association pourtant le château est en grand danger !

Signez la pétition pour que l'état oblige le propriétaire à faire des travaux 

 www.sauvonslechateaudelevis.fr

Il était une fois le Château de Poligny-Lévis...

 

Si vous me contemplez de plus près, vous pourrez considérer les lignes classiques de mon architecture et bien entendu cet escalier à double évolution qui n'est pas sans rappeler celui du Château de Fontainebleau...

 

Toutefois, vous ne pouvez imaginer comment et par qui je suis né et quelle fut ma vie jusqu'à aujourd'hui !

 

C'est au XIe siècle, grâce aux Seigneurs de Poligny, dont le premier connu fut Eudes de la Porte, que les terres de Lurcy* (anciennement Poligny*) furent mises en valeur. La baronnie (qui devint duché-prairie puis marquisat plus tard) s'étendait alors sur les communes actuelles de Lurcy, Couleuvre et Pouzy.

 

Il faudra pourtant attendre 1723 pour qu'un dénommé Roger de Lévis, marquis de Poligny, lieutenant général des armées du Roi en Bourbonnais, transmette sa charge à Charles Eugène de Lévis (son successeur) qui me gratifia de son nom. Dès lors, le nom de Poligny fut oublié.

La branche des Lévis éteinte, ce sont alors les riches héritiers de l'architecte Mansart (descendants du Premier architecte de Louis XIV) qui devinrent mes heureux propriétaires... En 1744, un terrible incendie survint mais cela n'empêcha pas ma reconstruction par Mansart de Jouy.

 

Fin XVIIIe, alors propriété de André de Sinety (Maréchal de camp, et, de ses descendants), tentez de deviner quelle fut ma nouvelle vocation... Je devins le siège de la Manufacture de porcelaine qui allait fournir du travail à tous les indigents de la région pendant plusieurs années !

 

Au XIXe, dans les mains de Louise Cordelia Greffulhes (alors épouse du Comte de Castellane, futur Maréchal de France), celle-ci me transmit, par un second mariage, à un financier du nom de Isaac Thuret dont le fils Henri me fit jouir d'une restauration ; ainsi, mon pavillon central et mes deux façades datent de 1880.

 

Et aujourd'hui, je compte sur de nouveaux bienfaiteurs pour que je puisse encore raconter de nombreuses histoires à tous mes futurs propriétaires et visiteurs...

Texte : Véronique Lascorz
Vous voulez vous aussi faire rédiger vos histoires, présenter votre monument ? www.defranceetdenavarre.com
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